Trois actes qui nous emmènent chez une vieille tante, qui, lasse de se voir abandonnée depuis belle lurette par sa proche famille, élabore un plan diabolique pour se venger, mais aussi pour goûter un peu à ce plaisir sadique qui germe dans l’esprit de toute vieille personne trop longtemps mise à l’écart et dont chacun n’attend qu’une chose, sa mort.
La tante nonagénaire, vivant seule dans sa demeure cossue, décide donc de partir en maison de retraite, mais avant ce départ, dans un esprit de vengeance, et par l’intermédiaire d’un jeune notaire aussi fourbe que les autres, convoque ses nièces et neveux, seuls héritiers, à se rendre dans sa villa, « s’Pàràdies », afin de leur dévoiler son testament. Ceux-ci, bien que n’ayant plus revu leur tante depuis 20 ou 25 ans, ne se font pas prier et arrivent, par « l’odeur alléchée », reniflant le magot.
En guise de magot, la tante a sournoisement souscrit une assurance-décès de 1,2 millions d’euros, somme énorme pour la famille ; assurance-décès ne couvrant pas sa propre personne, mais chacun des héritiers. Ce capital sera reversé à proportion égale, à chaque membre de la famille s’il arrivait que l’un d’eux décède dans l’année, cela à partir de ce jour.
Si aucun des membres ne se décidait à quitter cette bonne terre, l’assurance sera caduque au bout d’un an et la tante resterait libre de refaire un autre testament.
En outre, le contrat stipule que tout le clan doit se réunir chaque dernier week-end du mois, cela pendant toute la durée du contrat, dans sa villa, afin de faire le point sur la situation.
Stupéfaction, grincement de dents…chacun voit l’autre différemment à partir de cet instant, et comme il tarde, au fil des mois et des rencontres qu’un des membres de la famille ne parte pour toujours, on se met à échafauder, des plans les uns plus diaboliques que les autres, afin de donner un sérieux coup de main au destin et de rentrer ainsi en possession de la somme convoitée.