Née en 1903 à Portland (Oregon), Katherine Kressmann Taylor est issue d’une famille d’origine allemande.
Elle suit des études de lettres et de journalisme, puis travaille dans le domaine de la publicité.
C’est en 1938 qu’elle publie, sous le pseudonyme de Kressmann Taylor, son premier roman, Empfänger unbekannt.
Celui-ci connaît un grand retentissement.
Ce succès lui permet de vivre de sa plume.
Première femme nommée professeur titulaire à l’université de Gettysburg (Pennsylvanie), elle a également enseigné l’écriture romanesque, le journalisme et la littérature anglaise.
Katherine Kressmann Taylor est décédée en 1997.

D‘r Jud Max Eisenstein un si Frend Martin Schulse fiahra g’mainsàm in San Francisco a Kunstgalerie.
Àn a 1932 kehrt d‘r Martin en‘s Ditschlànd weder z‘ruck.
Dia zwei güati Frend bliwa àwer metnànder en Kontàkt, un schriewa enànder Briafa…
1933 kummt d’r Hitler àn d‘ Màcht. Dàs beditet net nur grossi Anderunga em Ditschlànd, àwer oïj s‘ And vu der Frendschàft zweschem Max und d’r Martin.
Lüagt d’r Martin àm Àfàng d’r neja Führer noch met kritischa Àuiga à, werd ar schliaßlig emmer mehr ewerzigt vu dara Ideologie - oder esch dàs nur Àpàssung?
D’r Max bettet d’r Martin, uf si Schweschter s‘Griselle ufz‘pàssa, wu àls Schàuspelera umbadengt ehri Kàrrierachànce em Ditschlànd üssnutza mecht un d´Bedrohunga vu da Nazis net g‘sah well.
Sehr schnall werd der Züaschàuier Ziga, wia sech a Mensch schlàgàrtig verandra kàt, wia d‘r Martin sech emmer witer vum Max entfernt un met ehm schliaßlig met antisemitischta Werter d‘ Frendschàft ufkendigt.
Un d’r Max schleet uf sina gànz aigena Àrt z‘ruck.
D’r Text vum Katherin Kressmann Taylor henterlosst a tiafer Idruck, net well ar noch vor’m zwaïta Waltkriag entstànda esch un doch scho àhna losst, zu wàs fer a Kàtàstroph dia Ideologie g’fiart hàt, un wàs harzenskàlta Menscha unter‘m Ifluss vu da Nàzi fähig senn - ohne detaillierta B’schriw’rung vu Brütàlitäta.
Dia Briafa reda vu sech salbscht.

Attention chers spectateurs du TAG habitués aux soirées délirantes du théâtre et du cabaret où bonne humeur et moqueries envers nos contemporains, nous-mêmes en fait, tiennent le haut du pavé pour le plus grand bien de vos zygomatiques, cette fois il s’agit d’autre chose …
Le sujet du spectacle proposé se situe en amont de « Himmel ohne Sterne » qui a laissé tant de souvenirs poignants à Guebwiller, oui, Unbekànnt unter dara Àdrass sous une autre forme explique comment on en est arrivé aux drames humains du deuxième conflit mondial…
Ce drame métaphorique part de la petite histoire (celle d’une amitié entre deux hommes) pour aboutir en fin de compte à la haine et à la vengeance provoquée par les vents malfaisants de l’histoire en marche …
En ce sens ce qui vous sera raconté ici va bien au-delà du sort des deux individus concernés et a vocation à montrer comment l’amour aussi fort soit il ne résiste jamais à la véritable nature humaine qui est composée d’un mélange d’orgueuil, d’égoisme et de couardise …
A l’origine de ce projet deux éléments essentiels à savoir une oeuvre et une amitié …
D’abord une nouvelle microscopique de Kathrine Kressman Taylor une américaine qui a imaginé la correspondance (19 lettres) entre deux hommes séparés par les vicissitudes de la vie, l’un resté en Amérique et l’autre émigré dans son pays d’origine, l’Allemagne des années trente, ces années si troubles qui ont permis l’avènement d’une monstrueuse hydre à savoir le nazisme.
Ce petit opuscule a connu un succès mondial et a été adapté au théâtre des centaines de fois partout dans le monde (Cela se joue à Paris depuis deux ans sans discontinuer !)